Prima nocte, Monde des ténèbres : Empire romain

 
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La religion

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Prima nocte, Monde des ténèbres : Empire romain Index du Forum -> Prima nocte, Monde des ténèbres : Empire romain -> L'Empire romain : quelques éléments de background
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Elio
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Messages: 140

MessagePosté le: Mer 1 Oct - 10:16 (2008)    Sujet du message: La religion Répondre en citant

Quelques remarques d'ordre générales sur la religion. Elle est omniprésente dans l'antiquité, tout se fait sous l'égide des dieux, on les consulte en permanence, il y a énormément de fêtes et toutes comportent des cérémonies religieuses.
Cela s'explique par le fait que la vie civique et la religion sont totalement liées : les dieux protègent la cité, la cité les honore et la religion est le ciment social, le phénomène qui englobe absolument tout le monde, du dernier des esclaves au plus puissant des notables, et qui assure la stabilité de la cité. Chaque cérémonie publique est donc une cérémonie religieuse et les prêtres sont également les notables, il n'y a pas ou presque d'ordres religieux, de clergé, distinct, comme il a pu y en avoir avec le christianisme.
Les collèges religieux réunissent des membres de la noblesse possédant la charge de pontife et devant s'assurer le bon déroulement de telle ou telle cérémonie et consulter les augures. Le premier de ces prêtres est le Grand Pontife, lequel n'est autre que l'empereur, qui est souvent membres de l'intégralité des collèges religieux romains pour montrer sa supériorité. Autorité religieuse et politique sont deux choses semblables.

Le question du sentiment mystique prête encore à discussion mais les historiens s'accordent à peu près pour dire que le sentiment religieux de l'antiquité est d'une nature très différente de celui qui apparait avec le christianisme. Le "paganisme" est surtout une religion civique faite de rituel et de ce que l'on appellerait des superstitions, la dimension intime du rapport aux dieux est beaucoup moins prononcée que dans le cas du christianisme qui a opéré une véritable révolution dans ce domaine.

On ne vas pas, a priori, s'épancher auprès des dieux, leur confier nos doutes ou nos espoirs. On va leur faire des offrandes pour les contenter, afin qu'ils épargnent -ou même favorisent- la cité ou la famille. C'est le principe de la pax deorum.

On ne sait pas si les antiques croyaient vraiment en leur dieux tels qu'ils sont rapportés dans les mythes. Ces derniers étaient beaucoup critiqués et considérés comme tels par les intellectuels de l'époque. C'est donc d'abord cet aspect ritualisé, de geste à accomplir pour détourner les malheurs et s'attirer les bonheurs qui est à prendre en considération.

Une chose est toutefois à peu près sûr, si un citoyen ne croit pas vraiment qu'Athéna est sortie de la tête de Jupiter, c'est qu'il
est très superstitieux, fera attention à tous les signes qu'il pourra rencontrer et veillera à respecter tous les rites qu'on lui a appris pour ne pas fâcher les dieux.
Les rêves par exemple étaient très importants pour les gens de l'époque, ils étaient considérés comme des messages des dieux et interprétés en conséquence. On a souvent dans les récits d'historiens antiques des exemples de tel ou tel personnage historique, général, empereur qui modifie son plan, se lance dans une entreprise risquée ou au contraire en abandonne une autre a priori sans risque, qui fait tuer quelqu'un ou en épargne un autre suite à des rêves qu'il a fait.


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 10:16 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Julien


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Inscrit le: 26 Aoû 2008
Messages: 17

MessagePosté le: Lun 6 Oct - 00:34 (2008)    Sujet du message: La religion Répondre en citant

Et concernant les contrées "de bordure", soit les conquêtes les plus récentes de l'Empire, et/ou les plus éloignées de l'influence romaine, voit-on d'autres religion que le fameux polythéisme grec?

 
Citation:

On ne sait pas si les antiques croyaient vraiment en leur dieux tels qu'ils sont rapportés dans les mythes. Ces derniers étaient beaucoup critiqués et considérés comme tels par les intellectuels de l'époque.
Considérés comme quoi?
Peut-on réellement critiquer la croyance polythéïste en tant qu'érudit ou y a-t-il une même intolérance forte (mise au ban social/condamnation)?
Est-ce que des cultes secrets existent, cachés derrière des cultes non sincères aux dieux romains? (la question est plutôt, est-ce courant)
Y a-t-il des citoyens considérés qui ne sont pas croyants?

Et pour terminer, quels sont les moyens de reconnaître un bon croyant d'un non croyant?


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Elio
Conteur

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Inscrit le: 26 Aoû 2008
Messages: 140

MessagePosté le: Mar 7 Oct - 19:42 (2008)    Sujet du message: La religion Répondre en citant

Considérés comme des mythes et non comme des histoires véridiques (pardon pour le manque de clarté).

En ce qui concerne les bordures de l'Empire, il existe bien sûr d'autres religions que le polythéisme grec mais cela reste en général du polythéisme pourvu de ses dieux locaux. De plus, les Romains et les Grecs avaient tendance à assimiler tous les dieux qu'ils rencontraient à leur propre dieux (du genre : tiens, il y a un dieu de la guerre dans le nord de la Gaule, bon ben ça va être Mars machin-chose. Il y a un dieu solaire? ben ça doit être Apollon bidule), du coup on retrouve dans tout l'Empire une forme de polythéisme greco-romain possédant quelques petites variantes régionales, des légendes propres et peut-être des domaines de compétence spécifiques.

Il existe cependant quelques religions bien particulières qui ont échappé à la règles, essentiellement des religions orientales : on peut penser au mazdéisme persan, au judaïsme et au christianisme (au début considéré comme une simple secte juive).

La question de la non-croyance ne se pose pour ainsi dire pas à l'époque : a priori, tout le monde croit dans l'existence de dieux. Après, les religions traditionnelles, pleines de mythes, sont critiqués par des érudits mais pas vraiment sur la question de l'existence ou non des dieux. PAr exemple, les épicuriens considèrent les dieux comme des êtres totalement étrangers au monde des mortels, des sortes de surhommes vivant dans leur propre monde et se fichant éperdument de ce qui se passe sur Terre. Ils existent mais simplement, il n'y aucune raison de s'en préoccuper.

La question de l'intolérance dépend avant tout du rapport à la vie civique. Critiquer la croyance polythéiste, en soi, doit être possible, tant que l'on est un bon citoyen, que l'on s'acquitte de ses devoirs, de ses charges de notables, que l'on participe aux fêtes (religieuses je le rappelle) de la cité et que l'on respecte l'ordre public. Les épicuriens avaient normalement droit de cité dans l'Empire par exemple et étaient une philosophie appréciée des élites.

Il est sûr que quelqu'un qui clame ouvertement de ne pas avoir peur des dieux, ou transgressant ce qui est vu comme des interdits divins va être très mal vu par les plus superstitieux.
Si son comportement est tel que l'on estime qu'il trouble l'ordre public et peut attirer le courroux des dieux sur les cité, il peut alors s'attendre à de gros ennui.
Après, globalement, la question de l'intolérance dépendra beaucoup de la puissance de l'individu. Un personnage considéré comme un mauvais croyant sera mal vu par un certains nombres, ça favorisera sans doute des trahisons ou des désertions, mais tant qu'il reste puissant et qu'il gagne après tout... Etre mauvais croyant n'entraînera a priori pas de mis au ban ou de déchéance certaine (sauf cas extrêmement grave), mais ça pourra aggraver de potentiels problèmes
Exemple : un général ne respecte pas les augures disant qu'il ne faut pas livrer bataille. Cela risque d'influer sur le moral des soldats. S'il gagne, ça n'aura pas de grandes répercussions ultérieures. S'il perd, il aura beaucoup de mal à regagner le respect de ses troupes et, sans doute, de ses paires.

Pour ce qui est des cultes secrets, je n'en ai jamais entendu parler, à part le christianisme dont les suivant affichait parfois une croyance aux dieux civiques sans y croire et en pratiquant en secret la "vraie religion".

Il existait également les religions à mystères, réservés aux initiés, mais qui étaient des religions polythéistes dont le secret servait plutôt de ciment entre les membres pour former une confrérie, des liens de solidarité et un rapport privilégié au dieu qu'à se cacher d'une illégalité ou d'une mauvaise réputation qui ne les touchaient pas. (au contraire, elles ont eu beaucoup de succès et plusieurs empereurs se sont même fait initié à certains mystères).

Pour ce qui est de reconnaître un bon croyant d'un non-croyant, comme ces derniers n'existaient pas...(si l'on parle des chrétiens, cela dépendait surtout de l'attitude, des propos publiques et éventuellement de la pratique cultuelle chrétienne lorsqu'elle était interdite).

Si ce n'est toujours pas clair ou qu'il y a d'autres questions...


Dernière édition par Elio le Jeu 9 Sep - 02:01 (2010); édité 1 fois
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Adrien


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Inscrit le: 09 Oct 2008
Messages: 74
Localisation: Rome

MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 17:54 (2008)    Sujet du message: La religion Répondre en citant

Et qu'en est-il du culte de Mithra?
J'avais entendu dire qu'il était très pratiqué chez les militaires. Mais l'était-il secrètement où est-ce que cela était communément accepté?
Et  l'empereur était il aussi le pontife concernant tout les Dieux non-romains?


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Elio
Conteur

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Inscrit le: 26 Aoû 2008
Messages: 140

MessagePosté le: Sam 11 Oct - 16:28 (2008)    Sujet du message: La religion Répondre en citant

Le culte de Mithra était en efft très pratiqué, essentiellement chez les militaires, et c'était un culte parfaitement accepté (bien que pratiqué en partie secrètement puisque réservé à des initiés). Pour ce qui est de l'empereur pontife, je réponds sans certitude absolue mais je crois qu'il avait la charge de la surveillances des cultes non-romains (s'assurer que la pratique de ces cultes de contrevenait pas à l'ordre publique, contrôler la nomination des grands prêtres) sans être toutefois tenue de présider à leur rite (puisque ce n'étaient pas de base les dieux de rome et donc du prnce) et sans avoir une autorité absolue sur ces cultes. Par exemple, je ne pense pas que le prince avait un contrôle absolue de la religion juive à Jérusalem; des chefs religieux existaient indépendamment du prince (évèques chrétiens, grande prêtresse d'Isis, grand prêtre de Mithra). Après, si le prince adoptait un culte étrangers (Isis, Mithra...), il devait vraisemblablement s'occuper du culte proprement dit et exercer un contrôle plus grand, mais sans doute plus par son statut de prince que par sa fonction de Grand pontife qui était à l'origine, ne l'oublions pas, une fonction municipale romaine.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:59 (2018)    Sujet du message: La religion

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